Diroximel fumarate 231 mg gélule gastrorésistante
Informations générales
Substance
Forme galénique
Gélule gastrorésistante
Voie d'administration
Voie orale
Source : ANSM
Posologie
Le traitement doit être instauré sous la surveillance d'un médecin expérimenté dans la prise en chargede la sclérose en plaques.
<u>Posologie</u>
La dose initiale est de 231 mg deux fois par jour. Après 7 jours de traitement, la dose doit êtreaugmentée à la dose d'entretien recommandée de 462 mg deux fois par jour (voir rubrique 4.4).
Une réduction temporaire de la dose à 231 mg deux fois par jour peut permettre de réduire lafréquence des bouffées congestives et des troubles gastro-intestinaux. Il convient de revenir à la doserecommandée de 462 mg deux fois par jour au cours du mois suivant.
En cas d'oubli d'une dose, le patient ne doit pas prendre de dose double. Il ne peut prendre la doseoubliée qu'en respectant un intervalle de 4 heures entre les doses. Sinon, le patient doit attendre etprendre la dose suivante au moment habituel.
<i>Populations particulières</i>
<i>Sujets âgés</i>
D'après des données d'études non contrôlées, le profil de sécurité du diroximel fumarate chez lespatients ≥ 55 ans semble être comparable à celui des patients < 55 ans. Les études cliniques réaliséesavec le diroximel fumarate ont concerné un nombre limité de patients âgés de 65 ans et plus et n'ontpas inclus un nombre suffisant de patients âgés de 65 ans et plus pour déterminer s'ils répondaientdifféremment à ce médicament par comparaison à des patients plus jeunes (voir rubrique 5.2). Comptetenu du mécanisme d'action de cette substance active, il n'y a théoriquement aucune raison demodifier la posologie chez le sujet âgé.
<i>Insuffisance rénale</i>
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients insuffisants rénaux (voir
rubrique 5.2). La sécurité à long terme du diroximel fumarate n'a pas été étudiée chez des patientsprésentant une insuffisance rénale modérée ou sévère (voir rubriques 4.4 et 5.2).
<i>Insuffisance hépatique</i>
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients insuffisants hépatiques (voirrubriques 4.4 et 5.2). Le diroximel fumarate n'a pas été étudié chez les patients insuffisantshépatiques.
<i>Population pédiatrique</i>
La sécurité et l'efficacité de Vumerity chez les enfants et les adolescents âgés de 10 à moins de 18 ansn'ont pas encore été établies.
Il n'existe pas d'utilisation justifiée de Vumerity chez les enfants âgés de moins de 10 ans dansl'indication de la sclérose en plaques de forme rémittente récurrente.
<u>Mode d'administration</u>
Voie orale.
La gélule de Vumerity doit être avalée entière, sous sa forme intacte. Les gélules ne doivent être niécrasées ni mâchées et le contenu ne doit pas être saupoudré sur des aliments, car le pelliculage gastro-résistant du contenu de la gélule évite les effets irritants intestinaux.
Vumerity peut être pris avec ou sans nourriture (voir rubrique 5.2). Pour les patients susceptibles deprésenter des bouffées congestives ou des troubles gastro-intestinaux, la prise du médicament avec desaliments peut améliorer la tolérance (voir rubriques 4.4 et 4.8)
Source : EMA
Contre-indications
Grossesse
Leucoencéphalopathie multifocale progressive
suspectée ou confirmée.Lymphopénie
Source : ANSM
Interactions
résines chélatrices <> médicaments administrés par voie oralePrécaution d'Emploi
topiques gastro-intestinaux, antiacides et adsorbants <> médicaments administrés par voie oralePrécaution d'Emploi
laxatifs (type macrogol) <> médicaments administrés par voie oraleA prendre en compte
Source : Thesaurus
Fertilité, grossesse et allaitement
Il n'existe pas de données ou il existe des données limitées sur l'utilisation du diroximel fumarate chezla femme enceinte. Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur lareproduction (voir rubrique 5.3). Vumerity n'est pas recommandé pendant la grossesse et chez lesfemmes en âge de procréer n'utilisant pas de méthode appropriée de contraception (voir rubrique 4.5).
Vumerity ne doit être utilisé pendant la grossesse qu'en cas de nécessité absolue et uniquement si lebénéfice éventuel est supérieur au risque potentiel pour le fœtus.
Allaitement
On ne sait pas si le diroximel fumarate ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Unrisque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu. Une décision doit être prise soitd'interrompre l'allaitement soit d'interrompre le traitement avec Vumerity, en prenant en compte lebénéfice de l'allaitement pour l'enfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme.
Fertilité
Il n'existe pas de données relatives aux effets de Vumerity sur la fertilité humaine. Les données issuesdes études effectuées chez l'animal avec le diroximel fumarate n'ont pas montré d'atteinte de lafertilité chez les mâles ou chez les femelles (voir rubrique 5.3).
Source : EMA
Propriétés pharmacologiques
Mécanisme d'action
Le mécanisme par lequel le diroximel fumarate exerce ses effets thérapeutiques chez les patientsatteints de SEP n'est pas entièrement connu. Le diroximel fumarate agit via son principal métaboliteactif, le monométhyl fumarate. Les études précliniques indiquent que les réponsespharmacodynamiques au monométhyl fumarate semblent être médiées, au moins en partie, parl'activation de la voie transcriptionnelle du facteur nucléaire NRF2 (erythroid-derived 2-like 2). Il aété montré chez des patients que le diméthyl fumarate augmente l'expression des gènes antioxydantsNRF2-dépendants.
Effets pharmacodynamiques
Effets sur le système immunitaire
Dans les études cliniques, le diméthyl fumarate a démontré des propriétés anti-inflammatoires et
immunomodulatrices. Le diméthyl fumarate et le monométhyl fumarate (le métabolite actif dudiroximel fumarate et du diméthyl fumarate) réduisent significativement l'activation des cellulesimmunitaires et la libération ultérieure de cytokines pro-inflammatoires en réponse aux stimuliinflammatoires, et affectent en outre les phénotypes des lymphocytes en réduisant le profil descytokines pro-inflammatoires (TH1, TH17), et favorisent la production de cytokines anti-inflammatoires (TH2). Dans les études de phase 3 menées chez des patients atteints de SEP (DEFINE,CONFIRM et ENDORSE), lors du traitement par diméthyl fumarate, le nombre moyen delymphocytes a diminué en moyenne d'environ 30% par rapport au nombre initial au cours de lapremière année puis est resté stable. Dans ces études, les patients qui arrêtaient le traitement par lediméthyl fumarate avec un taux de lymphocytes inférieur à la limite inférieure de la normale (LIN,910/mm3) étaient suivis afin que le retour à la normale puisse être surveillé.
La figure 1 présente l'estimation selon la méthode de Kaplan-Meier du pourcentage de patients chezlesquels le taux de lymphocytes est revenu à la LIN sans lymphopénie sévère prolongée. La valeur deréférence pour la normalisation (VRN) était définie comme le dernier nombre absolu de lymphocytessous traitement avant l'arrêt du traitement par le diméthyl fumarate. Les pourcentages estimés depatients qui présentaient une lymphopénie légère, modérée ou sévère à la VRN et qui avaient un retourdu taux de lymphocytes à la LIN (NAL ≥ 0,9 × 109/L) à la semaine 12 et à la semaine 24 sontprésentés avec les intervalles de confiance à 95% ponctuels dans les tableaux 2, 3 et 4. L'erreurstandard de l'estimateur de Kaplan-Meier de la fonction de survie est calculée selon la formule deGreenwood.
Figure 1 : Méthode de Kaplan-Meier ; pourcentage de patients présentant un retour du taux delymphocytes à ≥ 910/mm3 (LIN) par rapport à la valeur de référence pour la normalisation
(VRN)
Tableau 2 : Méthode de Kaplan-Meier ; estimation du pourcentage de patients présentant unelymphopénie légère par rapport à la valeur de référence pour la normalisation (VRN) ayantobtenu un retour du taux de lymphocytes à la LIN, à l'exclusion des patients présentant unelymphopénie sévère prolongée
Nombre de patients présentant une lymphopénie légèrea à risque |
Inclusion N = 86 |
Semaine 12 N = 12 |
Semaine 24 N = 4 |
Pourcentage de patients dont le taux de lymphocytes est revenu à la LIN (IC à 95%) |
0,81 (0,71 ; 0,89) |
0,90 (0,81 ; 0,96) |
a Patients ayant un NAL < 910 et ≥ 800/mm3 à la VRN, à l'exclusion des patients présentant une lymphopéniesévère prolongée.
Tableau 3 : Méthode de Kaplan-Meier ; estimation du pourcentage de patients présentant unelymphopénie modérée par rapport la valeur de référence pour la normalisation (VRN) ayantobtenu un retour du taux de lymphocytes à la LIN, à l'exclusion des patients présentant unelymphopénie sévère prolongée
Nombre de patients présentant une lymphopénie modéréea à risque |
Inclusion N = 124 |
Semaine 12 N = 33 |
Semaine 24 N = 17 |
Pourcentage de patients dont le taux de lymphocytes est revenu à la LIN (IC à 95%) |
0,57 (0,46 ; 0,67) |
0,70 (0,60 ; 0,80) |
a Patients ayant un NAL < 800 et ≥ 500/mm3 à la VRN, à l'exclusion des patients présentant une lymphopéniesévère prolongée.
Tableau 4 : Méthode de Kaplan-Meier ; estimation du pourcentage de patients présentant unelymphopénie sévère par rapport la valeur de référence pour la normalisation (VRN) ayantobtenu un retour du taux de lymphocytes à la LIN, à l'exclusion des patients présentant unelymphopénie sévère prolongée
Nombre de patients présentant une lymphopénie sévèrea à risque |
Inclusion N = 18 |
Semaine 12 N = 6 |
Semaine 24 N = 4 |
Pourcentage de patients dont le taux de lymphocytes est revenu à la LIN (IC à 95%) |
0,43 (0,20 ; 0,75) |
0,62 (0,35 ; 0,88) |
a Patients ayant un NAL < 500/mm3 à la VRN, à l'exclusion des patients présentant une lymphopénie sévèreprolongée.
Efficacité et sécurité cliniques
Le diroximel fumarate et le diméthyl fumarate sont rapidement métabolisés par des estérases avantd'atteindre la circulation systémique pour donner le même métabolite actif, le monométhyl fumarate,après l'administration orale. La comparabilité pharmacocinétique du diroximel fumarate avec lediméthyl fumarate a été démontrée en analysant l'exposition au monométhyl fumarate (voirrubrique 5.2), les profils d'efficacité devraient donc être similaires.
Études cliniques réalisées avec le diméthyl fumarate
Deux études randomisées, contrôlées contre placebo, en double aveugle d'une durée de 2 ans(DEFINE et CONFIRM, menées chez respectivement 1 234 et 1 417 patients) chez des patientsatteints de SEP-RR ont été réalisées. Aucun patient présentant une forme progressive de SEP n'a étéinclus dans ces études.
L'efficacité (voir tableau ci-dessous) et la sécurité ont été démontrées chez des patients ayant un scoreEDSS (Expanded Disability Status Scale) compris entre 0 et 5, qui avaient présenté au moins unepoussée au cours de l'année précédant la randomisation, ou au moins une lésion rehaussée par legadolinium (Gd+) mise en évidence sur une IRM (imagerie par résonance magnétique) cérébraleréalisée dans les 6 semaines précédant la randomisation. L'étude CONFIRM comportait uncomparateur de référence, l'acétate de glatiramère, avec évaluation en aveugle (c'est-à-dire que lemédecin investigateur de l'étude évaluait en aveugle la réponse au traitement).
Dans l'étude DEFINE, les valeurs médianes des caractéristiques initiales des patients étaient lessuivantes : âge 39 ans ; durée de la maladie 7,0 ans ; score EDSS 2,0. Par ailleurs, 16% des patientsavaient un score EDSS > 3,5 ; 28% avaient présenté au moins 2 poussées au cours de l'annéeprécédente et 42% avaient déjà reçu un traitement de la SEP. Dans la cohorte IRM, 36% des patientsentrant dans l'étude présentaient initialement des lésions Gd+ (nombre moyen de lésions Gd+ : 1,4).
Dans l'étude CONFIRM, les valeurs médianes des caractéristiques initiales des patients étaient lessuivantes : âge 37 ans ; durée de la maladie 6,0 ans ; score EDSS 2,5. Par ailleurs, 17% des patientsavaient un score EDSS > 3,5 ; 32% avaient présenté au moins 2 poussées au cours de l'annéeprécédente et 30% avaient déjà reçu un traitement de la SEP. Dans la cohorte IRM, 45% des patientsentrant dans l'étude présentaient initialement des lésions Gd+ (nombre moyen de lésions Gd+ : 2,4).
Comparativement au placebo, les groupes de patients traités par diméthyl fumarate ont présenté uneréduction cliniquement et statistiquement significative du pourcentage de patients ayant eu au moinsune poussée à 2 ans (critère d'évaluation principal dans l'étude DEFINE), et du taux annualisé depoussées (TAP) à 2 ans (critère d'évaluation principal dans l'étude CONFIRM).
Le TAP dans les groupes traités par l'acétate de glatiramère et le placebo, était respectivement de0,286 contre 0,401 dans l'étude CONFIRM, ce qui correspond à une réduction de 29% (p = 0,013).
DEFINE | CONFIRM | ||||
Placebo | diméthyl fumarate 240 mg 2 fois/jour |
Placebo | diméthyl fumarate 240 mg 2 fois/jour |
Acétate de glatiramèr e |
|
Critères d'évaluation cliniquea |
|||||
Nombre de patients | 408 | 410 | 363 | 359 | 350 |
Taux annualisé de poussées |
0,364 | 0,172*** | 0,401 | 0,224*** | 0,286* |
Rapport des taux de poussées (IC à 95%) |
0,47 (0,37 ; 0,61) |
0,56 (0,42 ; 0,74) |
0,71 (0,55 ; 0,93) |
||
Pourcentage de patients ayant présenté au moins une poussée |
0,461 | 0,270*** | 0,410 | 0,291** | 0,321** |
Rapport de risques (IC à 95%) |
0,51 (0,40 ; 0,66) |
0,66 (0,51 ; 0,86) |
0,71 (0,55 ; 0,92) |
||
Pourcentage de patients présentant une progression du handicap confirmée à 12 semaines |
0,271 | 0,164** | 0,169 | 0,128# | 0,156# |
Rapport de risques (IC à 95%) |
0,62 (0,44 ; 0,87) |
0,79 (0,52 ; 1,19) |
0,93 (0,63 ; 1,37) |
||
Pourcentage de patients présentant une progression du handicap confirmée à 24 semaines |
0,169 | 0,128# | 0,125 | 0,078# | 0,108# |
Rapport de risques (IC à 95%) |
0,77 (0,52 ; 1,14) |
0,62 (0,37 ; 1,03) |
0,87 (0,55 ; 1,38) |
||
Critères d'évaluation IRMb |
|||||
Nombre de patients | 165 | 152 | 144 | 147 | 161 |
Nombre de nouvelles lésions T2 ou de lésions élargies en T2 sur 2 ans ; moyenne (médiane) |
16,5 (7,0) |
3,2 (1,0)*** |
19,9 (11,0) |
5,7 (2,0)*** |
9,6 (3,0)*** |
Rapport du nombre moyen de lésions (IC à 95%) |
0,15 (0,10 ; 0,23) |
0,29 (0,21 ; 0,41) |
0,46 (0,33 ; 0,63) |
||
DEFINE | CONFIRM | ||||
Placebo | diméthyl fumarate 240 mg 2 fois/jour |
Placebo | diméthyl fumarate 240 mg 2 fois/jour |
Acétate de glatiramèr e |
|
Nombre de lésions rehaussées par le Gd à 2 ans ; moyenne (médiane) |
1,8 (0) |
0,1 (0)*** |
2,0 (0,0) |
0,5 (0,0)*** |
0,7 (0,0)** |
Odds ratio (IC à 95%) |
0,10 (0,05 ; 0,22) |
0,26 (0,15 ; 0,46) |
0,39 (0,24 ; 0,65) |
||
Nombre de nouvelles lésions T1 hypo-intenses sur 2 ans ; moyenne (médiane) |
5,7 (2,0) |
2,0 (1,0)*** |
8,1 (4,0) |
3,8 (1,0)*** |
4,5 (2,0)** |
Rapport du nombre moyen de lésions (IC à 95%) |
0,28 (0,20 ; 0,39) |
0,43 (0,30 ; 0,61) |
0,59 (0,42 ; 0,82) |
aToutes les analyses des critères d'évaluation cliniques étaient en intention de traiter ; bL'analyse IRM a été réalisée sur unecohorte IRM.
*Valeur p < 0,05 ; **Valeur p < 0,01 ; ***Valeur p < 0,0001 ; # non statistiquement significatif
Une étude d'extension, en ouvert, non contrôlée d'une durée de 8 ans (ENDORSE) a inclus
1 736 patients atteints de SEP-RR éligibles dans les études pivots (DEFINE et CONFIRM). L'objectifprincipal de l'étude était d'évaluer la sécurité à long terme du diméthyl fumarate chez les patientsatteints de SEP-RR. Sur les 1 736 patients, environ la moitié (909, 52%) ont été traités pendant 6 ansou plus. 501 patients ont été traités de façon continue par diméthyl fumarate à 240 mg deux fois parjour dans les 3 études et 249 patients qui avaient été précédemment traités par placebo dans les étudesDEFINE et CONFIRM ont reçu un traitement de 240 mg deux fois par jour dans l'étude ENDORSE.
Les patients ayant reçu un traitement deux fois par jour en continu ont été traités pendant une périodeallant jusqu'à 12 ans.
Au cours de l'étude ENDORSE, plus de la moitié de tous les patients traités par diméthyl fumarate à240 mg deux fois par jour n'ont pas présenté de poussée. Chez les patients traités en continu deux foispar jour dans les 3 études, le TAP ajusté était de 0,187 (IC à 95% : 0,156 ; 0,224) dans les étudesDEFINE et CONFIRM et 0,141 (IC à 95% : 0,119 ; 0,167) dans l'étude ENDORSE. Chez les patientsprécédemment traités par placebo, le TAP ajusté a diminué de 0,330 (IC à 95% : 0,266 ; 0,408) dansles études DEFINE et CONFIRM à 0,149 (IC à 95% : 0,116 ; 0,190) dans l'étude ENDORSE.
Dans l'étude ENDORSE, la majorité des patients (> 75%) ne présentaient pas une progression duhandicap confirmée (mesurée comme une progression du handicap maintenue à 6 mois). Les résultatscombinés des trois études ont démontré que les patients traités par diméthyl fumarate présentaient destaux faibles et similaires de progression du handicap confirmée avec une légère augmentation desscores EDSS moyens dans l'étude ENDORSE. Les évaluations d'IRM, jusqu'à l'année 6, portant sur752 patients ayant précédemment été inclus dans la cohorte IRM des études DEFINE et CONFIRM,ont révélé que la majorité des patients (environ 90%) ne présentaient aucune lésion rehaussée par legadolinium. Au cours des 6 années, le nombre annuel moyen ajusté de nouvelles lésions T2 ou delésions élargies en T2 et de nouvelles lésions T1 est resté faible.
Efficacité chez les patients présentant une maladie très active :
Dans les études DEFINE et CONFIRM, un effet thérapeutique similaire sur les poussées a été observédans un sous-groupe de patients présentant une maladie très active alors que l'effet sur la progressiondu handicap à 3 mois n'a pas été clairement établi. Dans ces études, la définition d'une maladie trèsactive était la suivante :
- Patients ayant présenté au moins 2 poussées en un an et présentant une ou plusieurs lésionsrehaussées par le gadolinium sur l'IRM cérébrale (n=42 dans DEFINE ; n=51 dans
CONFIRM) ; ou
- Patients n'ayant pas répondu à un traitement médicamenteux complet et bien conduit parinterféron bêta (d'une durée d'au moins un an), ayant présenté au moins 1 poussée durantl'année précédente sous ce traitement, et au moins 9 lésions T2-hyper intenses sur l'IRMcérébrale ou au moins 1 lésion rehaussée par Gd, ou les patients dont le taux de poussées n'a paschangé ou a augmenté pendant l'année précédente par rapport aux 2 années antérieures (n=177dans l'étude DEFINE ; n=141 dans l'étude CONFIRM).
Études cliniques réalisées avec Vumerity
La tolérance gastro-intestinale du diroximel fumarate a été évaluée dans une étude de phase 3randomisée, multicentrique (EVOLVE-MS-2) chez 504 patients adultes atteints de SEP-RR. L'étudeincluait une période de traitement en double aveugle d'une durée de 5 semaines et comprenait deuxbras de traitement. Les patients se sont soumis à une période de titration de 1 semaine et ont étérandomisés (1:1) pour recevoir le diroximel fumarate à 462 mg 2 fois/jour (n = 253) ou du diméthylfumarate à 240 mg 2 fois/jour (n = 251). Les valeurs médianes des caractéristiques initiales despatients étaient les suivantes : âge 44 ans, durée de la maladie 6,0 ans et score EDSS 2,5. Dans cetteétude, la tolérance gastro-intestinale a été examinée à l'aide de l'échelle de symptômes gastro-intestinaux individuels et de leur impact (IGISIS – Individual GI Symptom and Impact Scale), quiévaluait l'incidence, l'intensité, l'apparition, la durée et l'impact fonctionnel de cinq symptômes gastro-intestinaux individuels : nausées, vomissements, douleurs abdominales hautes, douleurs dans la partiebasse de l'abdomen et diarrhée.
Le taux global d'effets indésirables gastro-intestinaux observés était de 34,8% chez les patients traitéspar diroximel fumarate et de 49,0% chez les patients traités par diméthyl fumarate. Les arrêts detraitement ont été au total de 1,6% et de 6,0%, respectivement pour le diroximel fumarate et lediméthyl fumarate. Les arrêts pour des raisons liées à la tolérance gastro-intestinale ont été de 0,8% et4,8%, respectivement pour le diroximel fumarate et le diméthyl fumarate. Les effets indésirablesgastro-intestinaux apparus en cours de traitement, ≥ 5% pour le diroximel fumarate ou le diméthylfumarate, ont été respectivement les suivants : diarrhée (15,4% et 22,3%), nausées (14,6% et 20,7%),douleurs abdominales hautes (6,7% et 15,5%), douleurs abdominales (6,3% et 9,6%), douleurs dans lapartie basse de l'abdomen (5,9% et 6,8%) et vomissements (3,6% et 8,8%).
Population pédiatrique
L'efficacité de Vumerity chez les patients pédiatriques n'a pas encore été établie.
L'Agence européenne des médicaments a différé l'obligation de soumettre les résultats d'étudesréalisées avec Vumerity dans un ou plusieurs sous-groupes de la population pédiatrique dans letraitement de la SEP (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l'usage pédiatrique).
Source : EMA
Effets indésirables
augmentation de l'hormone parathyroïdienne
bouffée congestive
cétonurie
diarrhée
diminution des lymphocytes CD4
diminution du taux de vitamine D
diminution transitoire du taux de lymphocytes CD8
douleur abdominale
douleur abdominale haute
lymphopénie
nausée
Source : ANSM
Liste des spécialités disponibles
- Commercialisé
VUMERITY 231 mg, gélule gastro-résistante
Source : BDPM
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